recherche forestière dendroécologie

Publications 2019 des partenaires de l’IRN Forêts froides

À l’échelle du siècle, les perturbations anthropiques ont une influence plus forte que le changement climatique sur les changements de composition dans les forêts du Nord.

Danneyrolles V, Dupuis S, Fortin G, Leroyer M, de Römer A, Terrail R, Vellend M, Boucher Y, Laflamme J, Bergeron Y, Arseneault D (2019)
Nature Communications, 1-7. doi: 10.1038/s41467-019-09265-z
=> Nature.com

L’application et l’évaluation du modèle de processus dendroclimatique MAIDEN au cours du siècle dernier au Canada et en Europe.

Rezsöhazy J, Goosse H, Guiot J, Gennaretti F, Boucher E, André F, Jonard M (2019)
Climate of the Past, 1–25. doi: 10.5194/cp-2019-140
=> semanticscholar.org

Les pics de charbons séquestrés dans les lacs fournissent un enregistrement précis des feux de surface dans une forêt boréale nord-européenne

Gwenaël Magne, Benoît Brossier, Emmanuel Gandouin, Laure Paradis, Igor Drobyshev, Alexander Kryshen, Christelle Hély, Samuel Alleaume, Adam A Ali.
DOI : 10.1177/0959683619887420
=> journals.sagepub.com

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Nous avons évalué différentes méthodes de reconstruction des paléofeux pour reconstruire l’histoire des incendies d’un site boréal (Carélie russe) touché par des feux de surface. L’analyse des sédiments lacustres datés de deux lacs voisins a été comparée à la datation dendrochronologique indépendante des cicatrices de feu, une méthode rarement utilisée dans le cadre des feux de surface. Nous avons utilisé deux volumes de sous-échantillonnage (1 et 3,5 cm3 de sédiment, avec des volumes humides) et trois méthodes de calcul du taux d’accumulation des particules de charbon pour reconstituer l’historique des incendies: nombre de particules, surface cumulée et volume estimé cumulé. Les résultats montrent que les reconstructions de paléofeux obtenues avec des données de charbons fossiles et avec des données dendrochronologiques sont similaires et complémentaires. La reconstruction dendrochronologique des cicatrices de feux a établi 12 dates d’incendie au cours des 500 dernières années, et l’étude des charbons a permis d’identifier entre 7 et 13 événements de feu. Plusieurs « faux événements d’incendie » ont également été enregistrés avec les charbons, probablement en raison d’erreurs associées à l’estimation du taux d’accumulation de sédiment dans la partie non consolidée des sédiments. Le nombre de répétitions, c’est-à-dire le nombre de sous-échantillons et de lacs analysés, a eu un effet sur le nombre de feux identifiés, alors qu’aucun effet n’a été observé sur la variation du volume de sédiment analysé ni sur le choix de la méthode de reconstruction. Dans la mesure du possible, nous suggérons d’utiliser les données dendrochronologiques en tant que contrôle indépendant pour l’étalonnage des séries de pics de charbons, ce qui permet de reconstituer de façon plus réaliste les activités de feux dans le passé. Nous préconisons également l’utilisation d’un volume de 1 cm3 de sédiment, un protocole impliquant l’échantillonnage de plus d’un lac et un nombre suffisant de réplicas intra-échantillons pour permettre une bonne reconstruction de l’activité passée des feux.

L’intégration d’informations spécifiques aux espèces dans les modèles améliore les projections régionales dans le contexte des changements climatiques

Cécile C. Remy, Dan J. Krofcheck, Alisa R. Keyser, Marcy E. Litvak,Scott L. Collins and Matthew D. Hurteau
=> agupubs.onlinelibrary.wiley.com

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L’impact des changements climatiques sur la végétation est généralement simulé à partir de modèles généralisant les caractéristiques des espèces et des écosystèmes pour faciliter la modélisation à grande échelle. Dans cet article, nous comparons la sensitivité climatique des principaux types de végétation forestières du Nouveau-Mexique en utilisant une paramétrisation simplifiée du modèle qui traite toutes les espèces de la même manière, quelque soit l’écosystème, versus une paramétrisation du modèle spécifique à l’espèce.
Nos résultats montrent que, lorsqu’elles sont soumises à des températures croissantes et à des précipitations décroissantes, les simulations utilisant la paramétrisation simplifiée diffèrent considérablement de celles utilisant la paramétrisation spécifique à l’espèce du fait d’une homogénéisation de la diversité des adaptations spécifiques pour faire face aux températures élevées et à la sécheresse.